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"Les actualités d'aujourd'hui, c'est l'histoire de demain." (Raymond Queneau)

Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /2007 15:32
Une centaine de députés de tous bords ont déposé une proposition de loi visant à alléger les sanctions en cas de petit excès de vitesse. Qui douterait que ce soit avant tout une mesure politique afin de plaire aux électeurs ?
Ces électeurs sont bien sûr automobilistes, cyclomotoristes… Ils sont aussi à l’occasion piétons, font du vélo, se promènent avec leurs enfants, accompagnent parfois encore leurs parents ou grands-parents qui ont du mal à traverser la chaussée. Quand arrive un véhicule. Il roule à 54 km/h. Pris au radar, il aurait eu une légère amende et un retrait de point. C’est ce retrait, en l’occurrence, qui est remis en cause par les députés.
Dans son habitacle, le conducteur est relativement protégé. Pas l’enfant qui n’a pas forcément conscience du danger. À 54 km/h, il se fait renverser. Peut-être que si l’automobiliste avait respecté les limites, il aurait pu éviter l’enfant. Eviter le drame.
Car il n’y a que de petites infractions tant que le drame ne se produit pas. Les radars, fixes ou mobiles, ont été mis en place pour réduire le nombre des victimes de la route. Le nombre de morts a baissé, mais il y a tant de blessés encore, dont certains resteront à vie dans un fauteuil roulant ou sur un lit d’hôpital, en état végétatif.
Une tolérance est déjà appliquée pour ceux qui ne respectent pas les limites de vitesse. Les députés demandent simplement à ce qu’une surtolérance soit mise en place. Une indulgence qui ne sera pas du goût des victimes de la route et de leurs familles.
Mini-moto, maxi risques
Un drame, justement, il s’en est produit un ce week-end, en région parisienne. Un choc entre une mini-moto et un véhicule de police. Deux jeunes, des mineurs, sont morts. Et les forces de l’ordre sont pointées du doigt.
Or si certains médias ont précisé que le véhicule des jeunes était non homologué, on a peu entendu que ces engins étaient interdits de circulation sur la voie publique. Les jeunes étaient à deux sur un véhicule d’une personne. Ils ne portaient pas de casque. Tout était mis en œuvre pour que le drame se produise.
Après, bien sûr, il s’agira de déterminer quelle a été la responsabilité des policiers dans cet accident mortel. Ce sera difficile, puisque les deux jeunes ne sont plus là pour s’expliquer. Mais cela exacerbe les tensions, et déjà des violences ont eu lieu suite à ce drame.
Toujours est-il que ce qui n’en reste pas moins un accident de la circulation illustre de manière la plus flagrante et horrible qui soit la nécessité de respecter les règles de (bonne) conduite quand on circule sur la voie publique. Dans ces circonstances la vitesse ne semble pas mise en cause. Il n’y a donc pas besoin de dépasser les limitations pour tuer.
Plutôt que de chercher à esquiver les conséquences d’une infraction, n’en commettons pas. Question de bon sens.
Par cedricyerres - Publié dans : Vu, lu, entendu
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