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"Les actualités d'aujourd'hui, c'est l'histoire de demain." (Raymond Queneau)

Mercredi 7 novembre 2007
On l’a connu en ministre de l’Intérieur survolté. Le candidat à la présidentielle avait une vitalité tout aussi impressionnante. Aujourd’hui, le président Sarkozy en fait beaucoup trop, à être sur tous les fronts sans qu’aucune goutte ne perle du sien.
Drame de la séparation, ce n’est donc plus Cécilia qui, après la Lybie, s’est rendue au Tchad pour négocier la libération des journalistes français et des hôtesses de l’air espagnoles présents aux côtés des membres de l’Arche de Zoé. Quand le président s’y colle, l’avion redécolle d’Afrique avec à son bord, non plus des orphelins qui n’en sont pas, mais les témoins de ce drame humanitaro-diplomatique, en attente de savoir si la justice tchadienne les considère toujours comme complices.
Car, qu’on se le dise, Nicolas Sarkozy a de super-pouvoirs de persuasion. Il lui reste encore à savoir faire confiance à la justice tchadienne, qui elle aussi a à répondre de ses décisions devant un peuple profondément choqué par ce qu’il considère comme une tentative d’enlèvement d’enfants.
Or, que Nicolas Sarkozy s’engage à aller chercher les responsables de l’association pour qu’ils soient jugés en France n’est pas très diplomate. Les membres de l’Arche de Zoé se sont rendus coupables d’actes répréhensibles au Tchad. Ils ont été interpellés dans ce même pays. Leurs actions concernent des Africains, non des Français.
N’oublions pas la grande différence qui existe entre les infirmières Bulgares et les «humanitaires» français. Les premières ont été abusées, se sont trouvées malgré elles au centre d’une affaire qui les a dépassées. Elles étaient innocentes. Pris sur le fait, les membres de l’Arche de Zoé ne le sont pas. Aveuglés certainement par leurs idéaux, de bonne foi peut-être, ils ont agit au mépris de la loi et du bon sens.
Aussi, c’est légitimement à la justice tchadienne de démêler cette affaire. Et, en aucun cas, la politique ne doit se rendre au-dessus de la justice, de quelque pays qu’elle soit.
Les super-pouvoirs ont leurs limites. Nicolas Sarkozy est un homme qui se croit surhomme, une grenouille qui veut se faire aussi grosse qu’un bœuf. Avec le risque que son ego, à force d’enfler, n’éclate.
Reveez en France, président. Entendez la rumeur qui gronde des mécontentements hexagonaux. Car là, c’est tout un peuple auquel vous faites la sourde oreille. Comme qui dirait, nul n’est prophète en son pays.
Par cedricyerres - Publié dans : Politique
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